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La Riviera et l’arrière-pays Niçois

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Riviera, Nice et arrière-pays

Très prisé dès le XIXe siècle par les aristocrates anglais et internationalement connu depuis pour son climat et ses paysages, le pays Niçois, incluant la Riviera et l’arrière-pays, fait la jonction entre les Alpes et la Méditerranée. Limité au Nord par le Mercantour, ce territoire inclut le littoral s’étirant de Nice à Menton et tout l’arrière-pays Niçois. Ainsi, bien que souvent utilisé comme synonyme de Côte d’Azur, la Riviera n’en est en réalité qu’une partie, restreinte à la côte qui s’étend de Nice à Menton et la frontière Italienne.

Fusion de la montagne et de la mer

Adossé aux Alpes du Sud dont certains sommets atteignent 3000 mètres d’altitude, le pays Niçois est un ensemble géographique constitué de littoral, de vallées et de reliefs de moyenne altitude où montagne et mer se rejoignent et se fondent. Le Var et ses vallées affluentes de la Vésubie, de la Tinée et de l’Estéron en sont les axes de circulation majeur.

Vers l’intérieur des terres, des reliefs montagneux calcaires culminent pour certains à plus de 1000 mètres d’altitude.
A l’ouest, les Préalpes sont bordées de plateaux calcaires, appelés plans, creusés de gorges impressionnantes.
Une succession de collines, plateaux et pentes plus ou moins prononcées assure la transition entre les reliefs montagneux et la mer. Irrigué de nombreux cours d’eau descendant des montagnes, le territoire offre des paysages très verts, aux couleurs soutenues et au panorama impressionnant. Les vallées creusées par des torrents capricieux sont profondes.
Au sud les Alpes tombent abruptement dans la mer, donnant à voir des corniches spectaculaires. Le littoral de Nice à Menton est ponctué de caps et de larges baies.

Un climat doux et très ensoleillé

Le territoire bénéficie d’un climat de type méditerranéen, montagnard dans les zones en altitude.
Les températures sont clémentes, les gelées rares jusqu’à 750 mètres d’altitude, et absentes de la frange littorale. L’hiver est doux, et le printemps et l’automne sont très agréables bien qu’orageux.
L’été est chaud sans être caniculaire avec des moyennes de 23 à 27°C.
L’insolation est importante toute l’année avec 300 jours de soleil par an et près de 2760 heures au total. L’été, la chaleur et la proximité de la mer provoquent l’apparition de brumes qui atténuent le fort ensoleillement estival.
Les précipitations sont ici un peu plus importantes qu’en Basse-Provence. Les pluies, généralement faibles et de courtes durées, sont plus importantes au printemps et à l’automne et peuvent alors provoquer des crues soudaines et violentes.
La proximité du relief montagneux adoucit les vents violents et froids venus des terres intérieures et permet au territoire de bénéficier d’une brise marine régulière et de vents modérés.

Un territoire façonné par les hommes

La zone littorale est très urbanisée. La ville de Nice fondée par les Phocéens au troisième siècle avant JC est une des principales villes françaises. Le développement du tourisme de masse à partir des années 1950 a entraîné la construction de nombreuses stations balnéaires et le bétonnage d’une grande partie du littoral.

Cependant l’arrière-pays présente une physionomie bien différente. Habité depuis l’antiquité, il compte de nombreux villages perchés construits en altitude pour être en position défensive face aux menaces d’invasion, celtes, romaines et vandales, et hors d’atteinte des crues subites. Les maisons sont exiguës, en hauteur et les ruelles étroites.

Les coteaux des collines sont aménagés en terrasses de culture, appelées restanques ou planches. Ces murs de pierres sèches, qui contribuent à la typicité du paysage, sont aussi une protection contre l’érosion.

Sur ces restanques, on cultive depuis au moins deux millénaires des céréales, des vignes, des figuiers, et des olives.

La force hydraulique des nombreux cours d’eau descendant des montagnes a été domestiquée permettant l’installation de moulins à céréales et à huile d’olive dans les villages, dont certains sont toujours visibles et encore actifs aujourd’hui.

Vilage perché Eze, Arrière-pays niçois, Côte d'Azur

Du côté de Menton, les premières cultures d’agrumes sont apparues et se sont développées à partir du XVième siècle sur le modèle des oliveraies : cultivés sur des restanques dont les murs  restituent la chaleur emmagasinée la journée, les arbres sont épargnés par les gelées matinales. Dans ce bassin, les sols, issus  des grès de la roche mère, sont aérés et basiques, et constituent un substrat  spécifique qui convient particulièrement à l’agrumiculture.

Citron de Menton IGP jaune, grandes feuilles lancéolées vert clair

Activités et Principales production

L’activité économique de la Côte d’Azur et du Pays Niçois provient en grande partie du tourisme, avec près d’un emploi sur cinq directement lié à cette activité, et un afflux financier important généré par les touristes. Dans ce cadre, l’agriculture reste une activité essentielle de la région qui fait vivre ou participe au revenu de nombreux habitants.

L’horticulture et la production de fleurs coupées représentent près de la moitié de la richesse agricole du territoire avec un chiffre d’affaires total de pus de 38 millions, malgré la pression foncière. Le mimosa, la renoncule, le gerbera, l’oiseau du paradis ou strelitzia, mais aussi l’anémone, la pivoine ou encore la tulipe et la gueule de loup sont les fleurons de cette production traditionnelle. Celle-ci est célébrée lors des fêtes et défilés de chars organisés chaque année sur la côte, dont le très célèbre carnaval de Nice.

Pivoines en boutons, marché aux fleurs de Nice. Une des 7 espèces retenues pour la demande de reconnaissance IGP "Fleurs coupées de Nice"
Mimosa en floraison, fleur emblématique du carnaval de Nice et espèce possible pour la demande de reconnaissance IGP Fleurs de Nice

Le maraîchage de proximité est également important, avec notamment la production de salades, courgettes, blettes, poireaux, courges, et bien d’autres.
La majeure partie du verger est en oliviers mais on produit également des agrumes, notamment du citron. La production d’agrumes y est la plus importante de France métropolitaine après la Corse.
Et le territoire produit aussi des plantes à parfum, du vin et quelques produits laitiers issus d’élevage ovin.

Plusieurs de ces productions sont réalisées sous appellations d’origine et indications géographiques protégées. On citera l’olive de Nice, la pâte d’olive de Nice et l’huile d’olive de Nice AOP, et le Citron de Menton IGP. Et aussi  les Vins de Bellet AOC produits en rouge, rosé et blanc et l’huile d’olive de Provence AOC dont l’aire de production inclut ce territoire.
D’autres produits de qualité et typique du pays Niçois sont en cours de reconnaissance en AOC, comme la brousse de Rove, ou en IGP, comme les fleurs coupées de Nice.

Olives noires Cailletier, pour production des AOC olive de Nice et pâte d'olive de Nice

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Le Velay

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Situé au Sud-Est du Massif central, le Velay est une ancienne province française et l’un des nombreux pays d’Auvergne. Limité par la vallée de l’Allier à l’ouest et la ligne de partage des eaux de la Loire et du Rhône à l’est, le Velay s’étend sur les deux tiers du département de la Haute-Loire, avec lequel elle se confond presque.

Le Velay, Roustignac

Formé de hauts plateaux basaltiques issus des éruptions des volcans auvergnats, le Velay est une région de moyenne montagne dont le point le plus élevé est le Puei Vuei, sommet des Monts du Mézenc, à 1 754 m. L’action de l’érosion a façonné en son sein des paysages d’une grande variété : plateau de la Chaise-Dieu, gorges de l’Allier et de la Loire, amples vallées traversant des bassins tectonique et bassins, comme celui de Puy, hérissés de pitons volcaniques.

Un climat rude réchauffé l’été par effet de foehn

Le Velay est soumis à un climat montagnard et continental, caractérisé en particulier par un hiver et un printemps longs et rigoureux, et un été relativement court.
Cependant le cœur du territoire, protégé des vents de pluies par le Cantal et les monts de la Margeride au Sud-Ouest, et par les monts du Vivarais au Sud-Est, bénéficie d’un microclimat estival aux caractéristiques particulières. Les perturbations poussées par les vents du Sud-Ouest sont arrêtées par ces barrières montagneuses auxquelles les nuages s’accrochent, provoquant des pluies sur les flancs au vent et un effet de foehn juste derrière. Le cœur du territoire bénéficie ainsi d’un ensoleillement plus fort et de vents secs et chauds. Ainsi l’été y est particulièrement ensoleillé, sec, chaud et venté.

Subdivisé en trois régions naturelles

Et si l’unité historique du Velay ne fait aucun doute, bien centrée autour de sa capitale le Puy-en-Velay, le territoire est composé de trois régions naturelles aux aspects typés.

Le bassin du Puy, élément central du territoire

Au centre, le bassin du Puy représente un fossé d’effondrement occupé par la ville du Puy-en-Velay. Il y a 5 millions d’années il était occupé par un lac au sein duquel un magma fluide a débouché, amenant à des montées de basalte en surface. Ceci conduit à la formation d’édifices rocheux très spécifiques  : les cheminées des volcans ont résisté à l’érosion quand les cônes les entourant ont été emportés. Ainsi le rocher de la Corneille et le rocher d’Aiguilhe dans la ville sont des témoins de ce type de volcanisme très rare.

Le Velay occidental, plus grand plateau basaltique du Massif central

A l’Ouest le Velay occidental, ou Devès, aux environs de 1000 m d’altitude constitue le plus grand plateau basaltique du Massif central formé par l’éruption d’un alignement de plus de cent cinquante volcans : la chaîne du Devès.

Chapelle au sommet du rocher d'Aguilhe, piton rocheux rest chéminée volcanique dans le Puy en Velay
Territoire Velay Mont Mézenc

Le Velay oriental constitué du Mézenc et du Meygal

A l’Est, le Velay oriental est formé par le plateau du Mézenc et le massif du Meygal. Il tire ses reliefs des restes de montées de laves visqueuses ayant transpercé une carapace basaltique préexistante ou apparues directement à la surface du socle granitique sans manifestation explosive. C’est là que se trouve le point culminant du Puei Vuei.

Un territoire façonné par les hommes

Le socle granitique empêchant toute infiltration en profondeur, l’eau affleure partout. De nombreux petits ruisseaux se forment en période pluvieuse qui parcourent l’ensemble du territoire et disparaissent en période de sécheresse. Ainsi la répartition de l’habitat est intimement liée à la présence des sources permanentes.
L’occupation des sols est homogène. Partout des prairies, sèches ou humides, composent l’essentiel de l’espace agricole. En dépit de l’altitude, aucun système pastoral ne s’est développé laissant la place au bocage. Cela s’explique par la répartition uniformes des conditions naturelles et la fertilité limitée des terres, en plus du climat montagnard. Ainsi la terre est morcelée et l’occupation rurale toujours organisée par de petits paysans.

Territoire Velay Elevage Bovins

Investies au XIXe siècle par les nombreuses industries qui se développaient en utilisant la force motrice de l’eau, les vallées du Velay se sont vidées suite aux crises successives du milieu du XXe. Les villages désertés, la forêt a regagné du terrain sur l’agriculture. Les nombreuses friches industrielles sont traces visibles de cette histoire dans les vallées.

Activités et principales productions

Verveine Velay et Lentille verte du Puy AOP

Aujourd’hui l’activité économique s’organise autour de sa « capitale », le Puy-en-Velay, ville commerçante et industrielle, où subsiste une usine Michelin et des activités artisanales dynamiques.

Et l’agriculture reste une activité essentielle du territoire, en faisant vivre de nombreux exploitants. Ainsi en complément de l’élevage bovin et laitier, le territoire produit aussi des pommes de terre, du chou, des lentilles vertes et  de la verveine, utilisée notamment pour l’élaboration de la fameuse liqueur de verveine du Velay. Et une tendance nouvelle dtendance à la diversification agricole vers la production de petits fruits rouges sous serresdes petits fruits rouges (framboise, groseille, etc.). On trouve également un fromage typique du Velay : le fromage aux artisons.

Parmi ces productions, on trouve quelques produits reconnus par des signes officiels de qualité et d’origine tels que la Lentille verte du Puy AOP, le Fin Gras du Mézenc AOP ou les volailles du Velay IGP.

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Le Périgord

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Territoire Périgord Dordogne

S’étendant du Limousin aux vallées de l’Aquitaine, le Périgord est une région de transition entre les plaines de Guyenne et les pré-contreforts du Massif Central.

Territoire Périgord Dordogne

Borné au Nord par l’Angoumois et le Limousin, à l’Est par le Bas-Limousin, au Sud par le Quercy et l’Agenais et à l’Ouest par le Bordelais et la Saintonge, le territoire du Périgord correspond à celui du département de la Dordogne. Pointe avancée de l’Aquitaine vers le Massif central et les Charentes, le territoire est aujourd’hui au centre de la Nouvelle Aquitaine, limitrophe de sept départements  : le Lot-et-Garonne au sud, la Gironde à l’ouest, la Charente-Maritime et la Charente au nord-ouest, la Haute-Vienne, et la Corrèze au nord est, et enfin le Lot à l’est. Sous une certaine unité culturelle, ce territoire cache une remarquable diversité géographique.

Un climat de transition marqué par la douceur

Le Périgord bénéficie d’un climat océanique  tempéré par l’influence du Gulf Stream. Le temps est agréable en toute saison, bien que parfois instable, alternant grand soleil et giboulées dans la même journée.
L’effet modérateur de l’océan sur le climat s’atténue d’Ouest en Est, cédant peu à peu la place au climat semi-montagnard des marches occidentales du Massif Central.
Les températures, douces et agréables dans les vallées basses, les parties couvertes de bois et sur les craies du bassin sédimentaire Aquitain sont plus froides aux confins du Limousin et sur les granites du Nontronnais.
Dans l’ensemble le Périgord est relativement bien arrosé avec un hiver et un printemps très pluvieux et un été souvent sec. Les pluies sont plus fréquentes avec l’élévation du relief, mais la neige est rare en hiver.

Un relief étagé

Le Périgord doit la variété de ses paysages à la richesse de son sous-sol et à l’action des rivières : la Dordogne, et aussi la Vézère et l’Auvézère. Les terrains sont essentiellement calcaires, au Sud et au Sud-Ouest, tandis qu’au Nord on trouve une bande étroite de roches cristallines.
Les couches géologiques s’étagent parallèlement au Massif Central, en une suite de gradins orientés Nord-Ouest / Sud-Est dont l’altitude décroît progressivement du Nord vers le Sud.

Au nord, le Périgord limousin aux sols acides et cristallins

Dernier contrefort du Massif Central, un premier gradin est constitué de gneiss et de schistes. Cette région aux sols acides est connue sous le nom de « Périgord limousin ».

Territoire Périgord Dordogne

Une deuxième marche formée de grandes tables calcaires

Formé d’un plateau de roches sédimentaires calcaires découpé par de nombreux cours d’eau, un deuxième gradin offre un paysage alternant tables calcaires et vallées aux sols argileux fertiles. C’est la région des Causses : les Causses Périgourdins, les Causses de Terrasson, et les Causses de Daglan.

Un troisième gradin très caractéristique

Au sud, le territoire s’organise en trois zones :

  • A l’ouest le Ribéracois-Vertillacois, grande plaine calcaire vallonnée, dans le prolongement des Charentes.
  • Le Périgord central est une région de collines et de sables riches en minerais de fer recouvrant le calcaire.
Territoire Périgord Dordogne
  • Enfin, le Sarladais, aussi désigné Périgord noir, correspond aux vallées de la Dordogne et de la Vézère, taillées dans un calcaire dur et formant de hautes falaises escarpées et friables dans de vastes plateaux densément boisés.

Un quatrième gradin est formé de dépôts et de calcaires

Le quatrième gradin est formé d’une part de dépôts siliceux-gréseux et, d’autre part, de calcaires lacustres durs de l’ère tertiaire. Ses reliefs sont vallonnés, à l’allure plutôt garonnaise.

Un territoire façonné par les hommes

Occupé dès la Préhistoire, le Périgord est partout investi par l’homme.
Ainsi malgré une densité de peuplement relativement faible, le territoire, à vocation agricole, est maillé d’exploitations agricoles souvent de taille modeste, réparties de façon homogène.
Partout, sur les plateaux ou dans les vallées, on peut apercevoir de belles maisons paysannes aux murs de pierres ocre ou blanche, aux toits de tuiles ou de lauzes au Nord.
Et de temps en temps, au milieu des champs, on peut aussi apercevoir d’harmonieuses cabanes rondes en pierres sèches.

Territoire Périgord Dordogne
Territoire Périgord Dordogne

Une agriculture diversifiée

Dans ce territoire très boisé, à dominante rurale, l’agriculture, la filière bois et l’agroalimentaire tiennent une place prépondérante. La forêt couvre plus de 40 % du territoire. Implantés sur les plateaux calcaires, les bois sont constitués principalement de feuillus. La moitié du bois produit est utilisée dans l’industrie notamment pour la préparation de pâte à papier ou de panneaux. L’agriculture largement diversifiée est répartie selon les potentialités des différents milieux :

  • La partie nord est principalement tourné vers l’élevage, en particulier de veaux de boucherie, et vers les vergers producteurs de « pommes du Limousin »
  • Sur les terrains siliceux prospère la culture de la fraise et à l’Est, sur les Causses proches du Quercy, le paysage est parsemé d’élevages de moutons.
  • La vigne prédomine autour de Bergerac.
  • Enfin le Périgord noir présente une agriculture particulièrement diversifiée. Les terres proches des grandes rivières et irriguées l’été, sont couvertes de prairies, noyers, maïs, champs de tabac. Et on trouve aussi des élevages de palmipèdes, et des productions de truffes et de châtaignes.
Territoire Périgord Dordogne
Territoire Périgord Truffe de Dordogne

De nombreux produits bénéficient de signes officiels de qualité et d’origine  : les fraises du Périgord IGP, les noix du Périgord AOP, l’Agneau du Périgord IGP, le Canard à foie gras du Sud-Ouest IGP, la Poularde, le Chapon et le Poulet du Périgord IGP, sans compter les vins de Bergerac correspondant à treize AOC dont Monbazillac, Pécharmant et Bergerac.

Territoire de culture et de nature

Territoire occupé dès le Paléolithique par l’Homme de Neandertal puis par Cro-Magnon, le Périgord abrite de nombreuses traces de nos ancêtres au sein de ses innombrables grottes. La Vallée de la Vézère accueille la plus connue d’entre elles : Lascaux, classée Monument Historique et protégée au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco. Terre de résistance, ayant assisté aux soulèvements des croquants aux XVIe et XVIIe siècles et à la Résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale, le Périgord est également fortement attaché à ses marchés de producteurs, ses marchés aux truffes, au « gras », …

Le territoire héberge également des réserves de biodiversité remarquables. A ce titre on peut citer le Parc Naturel Régional Périgord Limousin au Nord du territoire, à cheval sur la Dordogne et la Haute-Vienne. Créé en 1998, il abrite différents biotopes dont des landes à bruyère, des prairies humides, ou des landes et pelouses sèches. On y croise de nombreux animaux et plantes dont la loutre d’Europe, la chouette effraie, des orchidées, etc.

Le Bas-Languedoc

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Le Bas-Languedoc, vignes à l'automne

Désignant ici  la « partie basse » du Languedoc, le Bas-Languedoc est situé entre l’aire montagneuse des Cévennes au Nord et le littoral languedocien au Sud, qui comprend la plaine littorale et à ses abords, la plaine de l’Aude et les garrigues et piémonts sous les Cévennes.

Orchidée sauvage, pré du Bas Languedoc

Ainsi défini, le Bas-Languedoc s’étale sur les départements de l’Aude et de l’Hérault, englobant Montpellier à l’Est et Narbonne au Sud-Ouest. Il est limité par Carcassonne à l’Ouest et les Cévennes au Nord-Ouest.

Au Sud il inclut une zone de très grande biodiversité dans laquelle coexistent plus de 50 types de milieux naturels : pelouses sèches, garrigues, forêts de pins, lagunes, marais, qui hébergent une faune et une flore remarquables, dont des anguilles, des hippocampes sédentaires, nombre de reptiles et batraciens, beaucoup d’insectes et une grande variété d’oiseaux. C’est un également un site migratoire de grande importance très réputé en France.

Un amphithéâtre ouvert sur la Méditerrané, soumis aux vents

Ouvert sur la mer Méditerranée au Sud-Est et bordé par la montagne au Nord, le Bas Languedoc forme un amphithéâtre de hautes terres, traversé par une ligne collinaire courant parallèlement à la plaine littorale. C’est une zone essentiellement calcaire, avec des terrains filtrants et peu hydromorphes.

Sous l’influence d’un climat méditerranéen, le Bas Languedoc connait un faible nombre de jours de pluies et un ensoleillement important oscillant entre 2500 et 2900 heures de soleil par an. Ce territoire est aussi caractérisé par les vents forts venus du Nord qui s’y retrouvent : le Mistral, soufflant du Nord-Est, et la Tramontane, soufflant du Nord-Ouest.

Ces facteurs impliquent la culture d’espèces adaptées, aux caractéristiques dites méditerranéennes : supportant la sécheresse, capables de stocker l’eau dans leurs parties végétatives, et de caler leur rythme de croissance sur celui des saisons des pluies (automne et printemps).

Territoire façonné par les hommes

Territoire occupé dès la Préhistoire par des communautés pratiquant l’agriculture, l’élevage et la poterie, le Bas Languedoc a vu son paysage impacté par la présence humaine depuis des millénaires.

La culture de la vigne a commencé ici dès l’Antiquité autour de Béziers et Narbonne et, malgré les nombreux aléas subis depuis, la viticulture fait pleinement partie du patrimoine culturel et économique du Bas Languedoc.

Village médiéval du Bas Languedoc

Activités et Principales production

Si la culture de la vigne reste très importante, elle est le plus souvent désormais, associée à des cultures maraîchères et à des productions fruitières. L’élevage tient également une place relativement importante, suivi par la production céréalière et maraîchère.  Le climat et les sols sont également propices au développement des oliviers. Ainsi le territoire est investi depuis des siècles par des oliveraies, avec comme spécificité la présence importante d’une variété, la Lucques, qui n’est pas exploitée dans d’autres régions de France.

Au rang des productions réputées on trouve de nombreux vins sous l’appellation Coteaux du Languedoc AOC, qui progressivement remplacée par l’appellation Languedoc AOC en 2017. Et aussi la fameuse olive Lucques du Languedoc AOP.

Les Cévennes

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La région naturelle des Cévennes forme une chaîne montagneuse correspondant au Sud-Est du Massif Central. Constituée de reliefs prononcés, elle atteint son point culminant à 1699 mètres d’altitude, au pic de Finiels dans le mont Lozère. Administrativement la zone est située dans les départements du Gard, de la Lozère, de l’Ardèche, de l’Hérault et de l’Aveyron.

Employé à l’origine pour désigner toute la bordure Sud du Massif Central, y compris la Montagne Noire ou les monts de l’Espinouse et du Caroux, le terme « Cévennes » est aujourd’hui généralement réservé à une aire délimitée par le mont Lozère au Nord et par le massif du mont Aigoual au Sud-Ouest, en incluant une partie de la plaine méridionale au Sud-Est, notamment le bassin alésien.

Sous l’influence de climats convergents et de microclimats

Territoire de reliefs, les Cévennes sont soumises à un climat de convergence méditerranéen et montagnard. Il se caractérise par de fortes précipitations aux équinoxes notamment à l’automne, une sécheresse estivale parfois importante et des températures assez froides de l’automne au printemps.

Territoire Cévennes

La présence de reliefs prononcés provoque des effets microclimatiques difficiles à anticiper. Ce sont en particulier les épisodes cévenols à l’automne, combinant pluies diluviennes et orages localisés, et les fortes chutes de neige localisées en hiver.

Ce climat favorise l’apparition d’une biodiversité spécifique à la région.

Une topographie reflet d’une histoire géologique ancienne et riche

Les massifs cévenols sont de natures variées et offrent différents types de sols permettant à des flores spécifiques de se développer.

Les sols issus des roches granitiques et schisteuses, sont fréquents. Acides ils conviennent aux châtaigniers et aux muriers.
Les sols plus pauvres, de type siliceux et bien drainés, sont le territoire des bruyères dont on trouve plusieurs sortes.
Enfin la zone présente aussi des terrains carbonifères isolés en petits bassins qui ont conduit à l’exploitation du charbon et d’autres minéraux.

Un territoire façonné par le travail des hommes

Territoire austère et enclavé, les Cévennes ont été un lieu de de refuge à partir du moyen-âge, subissant un important apport de population. Les paysages sont témoins de ces évolutions humaines et présentent des aménagements réalisés pour développer une agriculture vivrière malgré les contraintes naturelles.

Un aménagement en terrasses

La construction de terrasses planes en courbes de niveau, reposant sur des murets de pierres sèches et irriguées par des canaux prélevant l’eau des torrents en amont, est un élément essentiel de ce développement.

L’aménagement en terrasses réalisé pour le développement agricole est aussi un atout protégeant les versants contre l’érosion

Des paysages marqués par les modes agraires

Les châtaigneraies, qui s’étendent sur une grande partie des vallées de la région à partir de 400 mètres d’altitude, sont un autre élément caractéristique des Cévennes. L’implantation de la châtaigne date ici de l’époque gallo-romaine, avec une extension nette au Moyen-Âge.

L’espace présente également de nombreuses traces d’anciens parcours d’élevage ovins et caprins, progressivement reconquis par la flore locale et les ronces, ou refermés par l’ économie du bois qui s’est développée depuis plusieurs décennies, avec la plantation de sapins, de pins, et épicéas.

Enfin de nombreuses magnaneries et filatures parsemées dans le paysage témoignent des anciennes activités de production de soie et de bas dans la région.

Territoire Cévennes
Territoire Cévennes

Activités et productions agricoles

L’activité économique des Cévennes repose principalement sur le tourisme vert et sur une petite agriculture, combinant élevage caprin et ovin, maraîchage, châtaigneraie et viticulture. L’exploitation sylvicole est également bien développée.
Plusieurs productions agricoles sont reconnues par un signe officiel de qualité et d’origine : l’oignon doux des Cévennes AOP, le miel des Cévennes IGP, le Pélardon AOP. Et plusieurs autres bénéficient d’une notoriété forte liée à leur appartenance à ce territoire comme la pomme Reinette du Vigan ou les châtaigne et la crème de marron des Cévennes.

Le Parc Naturel National des Cévennes

Le territoire des Cévennes est un lieu naturel privilégié. Il abrite en son sein le Parc National des Cévennes, créé en 1970, qui est le seul de France métropolitaine à être habité et exploité par des résidents permanents. Il est également le plus grand de la métropole avec 3730 km² de superficie. Il est reconnu réserve de biosphère par l’Unesco depuis 1985 et on y a répertorié 2410 espèces animales, dont 42 sont classées strictement menacées et 18 sont des espèces rares. On peut citer la présence de loutres, de castors d’Europe, de cerfs élaphes, de sangliers, de vautours, de faucons pèlerins, et de très nombreux insectes. Près de 2250 espèces de plantes à fleurs ont également été recensées dans le Parc, ce qui représente 40% de la flore française sur seulement 0,5% du territoire national.

Les Monts de Lacaune

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Située à l’extrême Est du département du Tarn, la région naturelle des Monts de Lacaune compose la chaîne de sommets les plus élevés du Sud du Massif Central, surplombée par le Pic de Montalet et ses 1260 mètres d’altitude.

La région, débordant sur l’Aveyron et l’Hérault, est délimitée au Sud par la ligne de crête qui court du Montgrand au Montalet et au Nord par une ligne de crête secondaire allant de Rocquecézière au pic le Merdélou, en passant par le col de Sié. Ces barrières physiques forment une cuvette topographique particulière.

Sous l’influence de trois climats

A l’intersection climatique entre l’océan et la Méditerranée, les Monts de Lacaune sont aussi soumis au climat montagnard.

  • L’influence océanique se traduit par un vent d’Ouest et des pluies abondantes au printemps et en automne.
  • L’influence méditerranéenne, moins importante, est visible au travers des épisodes cévenols qui marquent le territoire à l’automne, avec de violents orages, de fortes précipitations et des vents forts et humides venant du Sud. Le vent d’Autan, soufflant jusqu’à Toulouse, est une résultante de cette influence. C’est un vent chaud du Sud-Est, sec et violent, qui prolonge le vent marin et auquel peuvent succéder pluies et neiges.
  • Enfin l’influence montagnarde se caractérise par une baisse de l’ensoleillement et des températures, et une augmentation des précipitations, apportant la neige en hiver.

Ainsi les Monts de Lacaune sont caractérisés par des précipitations élevées et bien réparties toute l’année, une température moyenne relativement basse et de faibles amplitudes thermiques annuelles, mais une forte variabilité de la température et de l’humidité au cours de la journée, causée par le vent.

Des reliefs entourant un plateau en altitude

D’une altitude moyenne de 800 mètres et formant une cuvette orientée Est-Ouest, la partie centrale des Monts de Lacaune a l’allure d’un vaste plateau à la surface accidentée. Autour, le relief est marqué par des successions de crêtes et de pics aux pentes prononcées.
Les sols sont relativement pauvres, variant entre nature schisteuse, calcaire ou granitique.

Un territoire sauvage

La rigueur climatique, la pauvreté des sols et un certain isolement font des Monts de Lacaune un territoire austère et sauvage, peu marqué par l’homme. Les fortes pentes n’ont jamais permis à l’agriculture mécanisée de prendre le relais sur l’agriculture traditionnelle. Elles offrent un paysage en majorité forestier.

Ainsi c’est l’élevage qui domine dans la région : la brebis de race Lacaune, seule dont le lait est utilisé pour fabriquer le célèbre Roquefort, est élevée majoritairement sur les Monts de Lacaune. Son développement actuel se traduit par l’intensification des cultures fourragères sur les rares surfaces aux pentes raisonnables près des lignes de crête, qui éclaircissent ponctuellement le paysage et rouvrent certains points de vue.

L’élevage porcin hors-sol est également important. Son développement ancien a été favorisé par la présence des ateliers de salaison à Lacaune, et les possibilités de séchage naturel pour l’affinage des charcuteries. Ainsi les pentes sont émaillées de nombreuses porcheries et de nombreux séchoirs, encore en activité ou abandonnés. Ces bâtiments sont caractéristiques avec l’atelier de fabrication au rez-de-chaussée et les séchoirs au niveau supérieur, identifiables par leurs volets d’aération disposés sur 2 voire 3 côtés du bâtiment afin d’optimiser le séchage des salaisons.

Activités et Principales production

L’agriculture et la salaison sont pratiquement les seules activités économiques notables dans les Monts de Lacaune. Et le territoire essaie de s’ouvrir doucement au tourisme, en misant sur l’attrait de son authenticité rurale.

Les principales productions agricoles sont directement liées à l’élevage et bénéficient de reconnaissances officielles de la qualité et de l’origine : le fameux Roquefort AOP, premier fromage reconnu en Appellation d’origine en 1925, le Jambon de Lacaune IGP, le Saucisson et la Saucisse de Lacaune IGP et des charcuteries Label rouge.

La Vendée

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Célèbre dans l’histoire de France pour la guerre civile qui opposa les Républicains aux Royalistes pendant la Révolution, la Vendée est un territoire de transition entre l’Armorique et le Bassin Aquitain. Limitée par la Loire au Nord, et l’océan Atlantique à l’Ouest, la Vendée inclut les Mauges au Nord-Est, la Plaine de Niort à l’Est et s’étire au sud jusqu’à Rochefort.

Ainsi définie la Vendée inclut l’ensemble du département éponyme et au delà des cantons limitrophes des départements voisins des Pays de la Loire et de Poitou-Charentes avec lesquels elle partage des paysages typiques, et une histoire et une identité sociale et culturelle communes.

Une  terre au climat doux et très ensoleillé et aux reliefs variés

Partout soumis à l’influence des courants et des vents marins, la Vendée bénéficie d’un climat océanique à l’hiver et au printemps doux avec de faibles amplitudes thermiques. En été l’ensoleillement y est l’un des plus importants de France. Il donne au littoral son nom de « Côte de Lumière ». Les précipitations importantes et régulières d’octobre à mars, sont beaucoup plus faibles en été.

Au Nord, la majeure partie du territoire, correspondant au Sud du Massif Armoricain, est occupée par des zones vallonnées de faible altitude, aux sols de granites et de schistes anciens, durs, peu perméables et peu fertiles. C’est le territoire du bocage au sein duquel on distingue :  le bocage Vendéen, les Mauges et la Gâtine.
Le Sud, témoin des allers et retours de l’Océan à travers les âges, se caractérise par ses marais et ses plaines : la plaine Vendéenne, la plaine de Niort et le marais Poitevin. Les reliefs y sont plats et les sols, riches en argile et sains, se réchauffent vite au printemps.
Enfin la côte présente un littoral tantôt plat et sablonneux, tantôt rocheux.

Rochefort-sur-mer

Un territoire façonné par l’agriculture

Les grandes plaines céréalières

Offrant des conditions favorables à l’agriculture, les plaines ont très tôt fait l’objet de valorisation agricole. Ainsi dès l’Antiquité, la  récolte de blé y est abondante et est exportée vers d’autres régions de la Gaule, attirant rapidement l’intérêt et la plantation de vignes par les légions romaines.
L’élevage de bovins et de volailles s’est développé dans les deux grandes vallées herbagères traversant les plaines.

Les bocages, lieux d’élevage

Dans la région du bocage, les sols durs et peu profonds ne sont pas naturellement propices aux cultures. L’occupation humaine a été beaucoup plus tardive.
Des générations de paysans ont défriché et divisé le territoire pour le rendre cultivable : C’est le bocage, système d’enclos végétaux érigés par l’homme, entrecoupés de haies, talus, clôtures ou fossés. Utilisées pour les cultures, les terres sont laissées en friches après les récoltes et servent de pâture aux animaux d’élevage.

Le bocage vendéen

Boeuf de Vendée

Activités et Principales production

L’agriculture reste ici une activité essentielle avec une population agricole encore nombreuse. De nombreux produits sont reconnus par des signes officiels de qualité et d’origine tels que la Mogette de Vendée IGP, le Jambon de Vendée IGP, la Brioche vendéenne et la gâche vendéenne IGP, le Bœuf de Vendée IGP, et le Porc de Vendée IGP. Et la région est  réputée pour sa production de volailles, avec notamment les IGP Volailles de Vendée  et Volailles de Challans, les nombreuses productions en label rouge.

Territoire de culture et de nature

De nombreux sites témoignent aujourd’hui de l’histoire mouvementée de ce territoire occupé par l’homme depuis des siècles. On peut citer le Logis de la Chabotterie, château lieu emblématique de la Guerre de Vendée. Ou encore l’Abbaye de Maillezais, également classée monument historique, où se sont croisés chevaliers, moines et souverains locaux, et où le Duc d’Aquitaine fut inhumé.
Le Grand Parc du Puy du Fou permet quant à lui de revivre certains éléments historiques de la région.

Le territoire héberge également des réserves de biodiversité remarquables, dont le marais Poitevin, deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue.
Le parc naturel régional du Marais poitevin créé en 1979 a pour fonction de maintenir l’environnement de cette grande zone humide qui accueille en particulier anguilles, loutres, hérons, pluviers, etc..

Le logis de la Chabotterie

Sète et le littoral languedocien

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Premier port de pêche français en Méditerranée, la ville de Sète est connue pour ses ports, ses diverses activités maritimes et son littoral de sable fin. Elle se trouve au centre du littoral Languedocien, bordant le golfe du Lyon, qui s’étend de la rive droite du Petit Rhône à l’est jusqu’à Port-la-Nouvelle à l’ouest, chevauchant ainsi trois départements : le Gard, l’Hérault et l’Aude.

Haut-lieu de la pêche au bleu (sardine, anchois, thon), le littoral se distingue également par ses nombreuses lagunes dans lesquelles on pratique la conchyliculture et par ses stations balnéaires à vocation fortement touristique.

Pêche Port Grondin Sète Languedoc

Un territoire aux caractéristiques particulières

La Méditerranée comporte un plateau continental, plate-forme immergée à pente faible, qui est généralement étroit, précipitant les sédiments vers les grands fonds. Dans le Golfe du Lion, prolongeant la plaine languedocienne, ce plateau est plus large et s’étend jusqu’à 60 km de la rive. Son faible relief favorise le dépôt et l’accumulation des sédiments fluviatiles qui ont permis la formation d’une épaisse couche sédimentaire.
Ainsi le littoral Languedocien se caractérise par une côte basse et sablonneuse, et un large plateau continental en pente douce recevant des eaux fluviales riches en éléments nutritifs, qui constitue un écosystème spécifique relativement isolé géographiquement.

Ces caractéristiques font du littoral languedocien un lieu de pêche particulier, puisqu’on y trouve simultanément des petits et grands pélagiques, dits « poisson bleu » : sardine, anchois et maquereau, et aussi thon rouge et espadon, et des poissons de fond, dits « poisson blanc » : merlu qu’on appelle ici merlan, loup, dorade, baudroie, rougets et bien d’autres espèces.

La flotte sétoise, constituée d’armements familiaux et pratiquant pur la plupart la petite pêche avec des sorties en mer de moins de 24 heures est à l’image de cette variété. En plus de 10 thoniers senneurs, elle est aujourd’hui composée de 16 chalutiers polyvalents, et de nombreux petits métiers, qui participent à la  réputation de qualité, de fraîcheur et de grande variété de la pêche sêtoise.

Grondins Soupe Rouge Sète Pêche Port Languedoc

Le littoral a également la particularité de présenter des lagunes isolées de la mer, suite à des variations importantes du niveau de la mer il y a 6000 ans. Ces lagunes subissent un processus permanent de comblement par les cours d’eau qui s’y déversent charriant des matières terrigènes. Sur le territoire sétois se trouve notamment l’étang de Thau, plus grand plan d’eau de la région, à la salinité variable et dans lequel débouche le canal du Midi. C’est un milieu riche en biodiversité, propice aux activités conchylicoles, notamment d’ostréiculture et de mytiliculture.

Territoire Sète Littoral Languedoc

Un littoral façonné par les hommes

La ville de Sète est née avec l’édification en 1666 du môle Saint Louis, jetée de 650 mètres de long protégeant l’entrée du vieux port, issue de la volonté de Louis XIV de trouver une rade pour les galères royales et d’y créer un port d’exportation des produits languedociens mais également de créer un débouché pour le Canal du Midi dont le creusement était entamé à l’époque. Le port s’est développé au XIXe siècle, notamment grâce au commerce du vin.

Le littoral Languedocien présente la particularité d’avoir été visé, au début des années 60, par une démarche volontariste de l’Etat visant à valoriser le potentiel touristique jusqu’alors inexploité de la région, en appliquant une politique d’aménagement globale.

De grands travaux ont donc été menés et ont conduit à l’ouverture de graux (chenaux faisant communiquer un étang côtier avec la mer), aux creusements de ports, et au développement de stations touristiques et infrastructures routières. Le littoral, outre son côté sauvage, présente un aspect urbanisé qui, aujourd’hui, l’expose sensiblement à l’érosion et au changement climatique (montée des eaux et submersion des édifices humains).

Activités et principales productions

Outre des activités dans les secteurs de la pêche ou de l’aquaculture, le littoral est également fortement tourné vers le secteur touristique.

Un certain nombre de produits font partie du patrimoine culturel et gastronomique local : la soupe de poisson, la tielle, les huîtres, les moules et encornets farcis à la sétoise, la seiche en rouille ou encore la macaronade. Parmi ces produits, deux sont protégés par un label rouge, en particulier la Soupe rouge de la mer Label Rouge.

Territoire Sète Littoral Languedoc

La Lomagne

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La Lomagne est une petite région historique du nord-est de la Gascogne, à cheval sur les départements du Gers et du Tarn-et-Garonne. Elle existe aujourd’hui administrativement au travers de trois communautés de communes : la Lomagne Tarn et Garonnaise, la Lomagne Gersoise, et Cœur de Lomagne.

Le triangle lomagnol, circonscrit par la Garonne et deux de ses affluents en rive gauche, l’Arratz et la Gimone,  est le cœur du pays de Lomagne, sillonné de rivières et de ruisseaux ayant taillé le relief en une alternance de plateaux et de vallées, vallons et ravins. Cette disposition du relief a joué un rôle important dans l’implantation de l’habitat dès l’Antiquité.

Au niveau géologique, le territoire est délimité au nord et à l’est par des terrasses d’alluvions anciennes de la Garonne, à l’ouest par les formations des sables fauves de l’Armagnac et des Landes, et au sud par les coteaux molassiques plus élevés et plus accidentés du sud du Gers.

Un environnement très favorable à l’agriculture

La géologie et les conditions climatiques ont contribué à la vocation agricole ancienne et importante du territoire. Aujourd’hui encore 80 % de la surface régionale de la Lomagne est occupée par des terres agricoles.

Les hivers sont doux et pluvieux et connaissent mieux le givre que la neige, tandis qu’au printemps les giboulées peuvent être fréquentes et abondantes. Les étés sont chauds et secs et l’automne est doux : en novembre les belles journées ensoleillées contrastent avec le refroidissement de l’air. Les vents jouent un rôle important dans les variations climatiques.

Les sols profonds et majoritairement argilo-calcaires et dépourvus de cailloux, ont une forte capacité de rétention de l’eau, absorbant les précipitations en hiver et au printemps et offrant une réserve d’eau utile aux cultures en période sèche. Ainsi la majorité des terres de Lomagne sont dédiées à l’agriculture présente ici depuis l’antiquité.

Territoire façonné par les hommes

Le développement de l’agriculture intervenu très tôt dans l’histoire de la Lomagne marque les paysages. Le panorama offre ainsi une succession de plaines cultivées, de vallées parsemées de parcelles agricoles visibles sur les flancs des vallons et des coteaux surmontés de crêtes boisées.

La Lomagne possède également un riche patrimoine historique comportant de nombreux vestiges gallo-romains et médiévaux, de châteaux et forteresses, d’anciennes églises et chapelles romanes, de vieux pigeonniers de pierre, de belles bastides et des villages de caractère où la pierre dorée, la brique et le bois composent un décor unique.

Activités et Principales production

Dans le pays de Lomagne, les principales activités économiques sont directement liées à l’agriculture, néanmoins le tourisme et l’artisanat sont des sources d’activités notables.

Au rang des productions locales réputées, on retrouve l’Ail blanc de Lomagne IGP et le Melon de Lectoure qui fait l’objet d’une demande de reconnaissance en IGP. Terre de grandes cultures, notamment de maïs, de pommes de terre et d’avoine, la Lomagne produit également du foie gras, des pommes, du miel et même des noisettes ! Au rayon des vins, on peut noter le Saint-Sardos AOC.

Le Berry

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Le Berry est une province géographique comprenant globalement les départements de l’Indre et du Cher, sans pour autant en respecter les limites exactes. Elle a administrativement disparu après la Révolution de 1789 mais continue d’exister pour ses habitants, notamment au travers de son terroir.

La Champagne Berrichonne est la principale région naturelle du Berry, également composé du Pays-Fort, du Sancerrois, du Boischaut, de la Brenne ainsi que d’une petite partie du Val de Loire et de la Sologne.

Différents biotopes se côtoient dans le Berry, ce qui a pour conséquence un changement radical de paysage tous les 25km environ. Ainsi, on y observe de nombreux milieux humides (rivières, fleuves, lacs, marais, étangs, etc.), de vastes plaines céréalières, des pelouses sèches, des bocages, des tourbières, des forêts, et des vignobles.

Une richesse de paysages et de vie

Les différentes régions naturelles du Berry possèdent des identités propres et confèrent à ce territoire une grande diversité de paysages, mais aussi de faune et de flore. Par exemple, les pelouses calcaires, caractéristiques de la Champagne Berrichonne d’autrefois, ont survécu au développement de l’agriculture et constituent un réservoir de biodiversité important.

Les forêts et landes

Le Berry est également constitué de nombreuses forêts et landes telles que les forêts de houx et de hêtres du Pays-Fort, les forêts primaires et alluviales du bord de Loire évoluant comme des forêts vierges (donc hébergeant beaucoup de vie), les landes à bruyères, les bois de bouleaux, de chênes, etc. A l’automne on peut y entendre bramer les grands cerfs, et au printemps on peut y observer le Pic noir (plus grande espèce de pics européens) frapper les grands arbres à la recherche de nourriture.

Les bocages

Les bocages emblématiques du Berry dans le Boischaut et le Pays-Fort demeurent bien présents malgré l’extension des parcelles agricoles. Ces petits lopins de terre, bordés de haies plessées et de bois de châtaigniers, forment un paysage vallonné enchanteur abritant notamment la chouette Athéna, la chouette Hulotte et même des chauves-souris hibernant dans les anciennes carrières de calcaire. On trouve également dans les ruisseaux qui y coulent, l’écrevisse à pattes blanches, espèce classée en danger au niveau mondial.

 Les zones humides

Comme partout, la vie se concentre autour des points d’eau, et nombreux sont les lieux remarquables à ce niveau. La Brenne est par exemple une zone humide d’intérêt européen, comptant plus de 3000 étangs, et est devenue Parc Naturel Régional en 1989. C’est un paradis pour les insectes aquatiques, les amphibiens et les oiseaux d’eau. La Loire quant à elle est un véritable « poumon vert » abritant une réserve naturelle en amont de Sancerre et hébergeant les oiseaux migrateurs faisant halte lors de la migration.
A noter que les prairies humides du Berry dans la vallée de l’Yèvre abritent des genêts (oiseaux protégés au niveau mondial) et le Lycopode inondé, plante protégée au niveau national.

Un lien fort entre les hommes et leur territoire

Haut-lieu de rassemblement des populations gallo-romaines, notamment à Drevant où l’on peut apercevoir un amphithéâtre, une arène et d’autre vestiges (sanctuaire, temple), le Berry s’est aussi forgé, dès l’Antiquité, une réputation de lieu de magie et de sorcellerie. Ainsi, légendes, peurs et superstitions ont contribué à l’apparition d’un folklore teinté de surnaturel et de merveilleux. La journaliste et écrivain George Sand a notamment beaucoup participé à la popularisation de cet imaginaire collectif, hérité de l’influence du territoire sur les croyances de l’homme.

Cependant l’homme a également influencé son territoire, notamment dans la Champagne Berrichonne, à cheval entre le nord-est de l’Indre et le sud-ouest du Cher, qui est formée d’immenses parcelles cultivées. L’agriculture s’y étant développée de façon intensive dans l’après-guerre, les prairies d’autrefois et les petits lopins de terres ont laissé place à ces grands espaces dédiés aux céréales. Dans le Sancerrois, au nord du Berry, le paysage se caractérise par ses collines et par les nombreux vignobles que l’homme y a fait apparaître.

Activités et Principales production

Outre des activités dans les secteurs du tourisme, de l’armement, de l’aéronautique ou de la logistique, l’agriculture est également présente dans le Berry et les principales productions sont céréalières et viticoles.

Un certain nombre de produits reconnus font partie du patrimoine culturel et gastronomique local, dont les Lentilles vertes du Berry IGP. Au rayon des fromages on trouve le Pouligny-Saint-Pierre AOP, le Valençay AOP et le Selles-sur-Cher AOP. Côté vins, on y déguste le Menetou-salon AOC, le Quincy AOC, le Reuilly AOC, le Valençay AOC, le Châteaumeillant AOC et le Coteaux-du-giennois AOP.

La ville de Sancerre est la seule ville de France à détenir quatre AOC-AOP : le fromage Crottin de Chavignol AOP et trois vins Sancerre AOC (blanc, rosé et rouge).
Au rang des produits locaux traditionnels mais non reconnus on peut aussi citer la truffe noire du Berry, qui fait le bonheur des gastronomes !