Déc 9, 2016

Le Poulet, le Chapon et la Poularde du Périgord IGP

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Le Poulet, le Chapon et la Poularde du Périgord IGP, nouveaux produits français au registre des indications géographiques protégées

Les règlements européens enregistrant les indications géographiques protégées « Poulet du Périgord », « Chapon du Périgord » et « Poularde du Périgord » ont été respectivement publiés au Journal Officiel de l’Union Européenne des 13/10/2016, 21/10/2016 et 04/11/2016.

Ces trois volailles du Périgord sont des volailles de chair charnues, élevées selon des pratiques traditionnelles et abattues après une période d’élevage relativement longue. Ainsi la durée minimale d’élevage est de 81 jours pour le poulet, de 120 jours pour la poularde et de 150 jours pour le chapon.
Ces pratiques permettent d’obtenir  des masses musculaires fermes pour le « Poulet du Périgord », et un bel état d’engraissement intramusculaire appelé « persillé » pour les volailles festives et dodues que sont le « Chapon du Périgord »  et la « Poularde du Périgord ».
Au delà des spécificités de chaque type de produit, ces trois volailles du Périgord se distinguent par leurs masses musculaires développées, rebondies et bien réparties sur un squelette fin, et par leur peau  très fine, de couleur jaune ou blanche uniforme.
Commercialisés en carcasse ou sous forme de découpes, en frais ou surgelé, les volailles du Périgord ont une qualité de présentation soignée et sans défaut.

L’élevage, l’abattage, la découpe et le conditionnement s’effectuent dans une aire géographique définissant le Périgord qui s’étend sur la Dordogne et sur certains cantons de départements limitrophes.

C’est à partir du XIVe siècle que s’est développé de façon notable l’élevage de volailles en Périgord et aujourd’hui c’est la conservation du caractère traditionnel et familial de cet élevage basé sur des savoir-faire anciens qui est mise en avant. La douceur du climat océanique périgourdin et son altitude faible à moyenne constituent un endroit propice à l’élevage des volailles. Les savoir-faire en matière d’alimentation s’avèrent particulièrement adaptés à l’allongement de ces volailles et à leur engraissement.
Comme autrefois, l’éleveur périgourdin distribue chaque jour quelques poignées de céréales en grain entier sur la litière du bâtiment, et complémente la ration de céréales en bentonite, argile bien connue en Périgord pour ses vertus digestives chez les volailles.
L’élevage en plein air sur les coteaux pentus et arborés a également un impact sur la spécificité du Poulet, du Chapon et de la Poularde du Périgord.
La phase finale d’engraissement du Chapon et de la Poularde a lieu en bâtiment. C’est elle qui permet d’obtenir la texture spécifique dite « persillée ».

Voir le règlement européen n° 2016/1807 relatif au « Poulet du Périgord »

Voir le règlement européen n° 2016/1864 relatif au « Chapon du Périgord »

Voir le règlement européen n° 2016/1922 relatif à la « Poularde du Périgord »

 

« Burrata di Andria» IGP

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« Burrata di Andria » IGP, nouveau produit italien au registre européen des indications géographiques protégées

Le règlement européen enregistrant l’indication géographique protégée « Burrata di Andria » a été publié au Journal Officiel de l’Union Européenne du 02/12/2016.

La « Burrata di Andria » IGP est un fromage frais italien au lait de vache, évoquant une mozzarelle fourrée de crème.

De couleur blanc laiteux, la « Burrata di Andria » se présente sous forme d’une bourse arrondie de pâte filée façonnée à la main et fermée en son sommet, dans laquelle est inséré un amalgame de filaments (« sfliacci ») de pâte filée et de crème, que l’on appelle « stracciatella ». Ainsi la crème s’écoule du fromage quand on le coupe.
En plus de cette particularité, la « Burrata di Andria » IGP se caractérise par sa pâte filée effilochée à la main pour former de petits morceaux rectangulaires (« lucini ») irréguliers et son arôme agréable aux notes de beurre et de crème.

D’un poids variant de 100g à 1kg, la « Burrata di Andria » est conditionnée immergée  dans son liquide de conservation, enveloppée dans des feuilles plastifiées, en barquettes ou encore en pots de verre.

Toutes les opérations, de la transformation des matières premières à l’obtention du produit fini et son conditionnement, ont lieu dans l’aire géographique délimitée correspondant à la région des Pouilles dans le sud-est du pays (le talon de la « botte » italienne).

Selon la tradition orale, la « Burrata di Andria » a été inventée dans les Pouilles au début du XXe siècle par Lorenzo Bianchino qui n’aurait pas pu acheminer son lait vers la ville voisine à cause de la neige et qui aurait ainsi été contraint de le transformer, en utiliser la crème affleurant naturellement lors de la fabrication. Ainsi s’inspirant de la méthode des « manteche » (enveloppes de pâte filée conservant le beurre) il a ainsi mélangé les résidus de la transformation de la pâte filée avec de la crème et enveloppé le tout dans une coque de pâte filée, pour élaborer un produit frais.

Depuis, la « Burrata di Andria » a connu un franc succès populaire et figure dans les menus de nombreux restaurants du monde. Elle a permis de préserver le lien entre la tradition de production et le territoire mais a également acquis une excellente réputation auprès des consommateurs friands de cuisine méditerranéenne et recherchant des produits simples et authentiques.

Voir le règlement européen n° 2016/2103